Il y a des idées qui germent lentement, entre deux tisanes trop infusées, et d’autres qui surgissent comme une évidence au détour d’un chemin. Ce podcast-là, c’est un peu les deux.
Un mélange d’élan spontané et de réflexion profonde. Une envie d’ouvrir les fenêtres, de sortir des sentiers battus, et de causer, à voix haute, de ce qui nous travaille vraiment.
Nous, c’est deux drôles d’oiseaux perchés sur la même branche, mais à des hauteurs différentes :
– L’Ermite, cueilleuse de silences, amoureuse des marges, fondatrice des Bourgeons de l’Ermitage,
– Le Gland, enraciné, pas toujours stable, mais toujours vivant, initiateur de Cœur de Chêne.
Et ensemble, on a décidé de créer un espace à notre image : sans ligne droite, sans boussole, mais jamais sans réflexion.

L’Ermite présente le Gland:
« Simon, c’est le « Gland » parce qu’il pousse à son rythme, enraciné et imprévisible, avec cette capacité étrange à mêler la densité du chêne et la tendresse d’un bourgeon en gestation. Il a traversé la jungle, le feu, les ombres et les médecines. Il parle des plantes comme on parle des dieux, des silences comme on parle des grandes douleurs, et il chante encore quand tout semble éteint.
Simon, c’est un peu le chamane punk de la phytothérapie francophone. Un amoureux des plantes, certes, mais surtout un être traversé, écorché, habité. Il ne parle pas des plantes comme on récite un herbier : il les incarne, il les convoque, il les diète. Et parfois, il leur demande de le sauver.
Il a traîné sa sensibilité là où peu s’aventurent : en Amazonie, dans les méandres de l’Ayahuasca, dans les rituels, dans la nuit intérieure. Il en a rapporté des visions, des chants, quelques silences, et cette brûlure au fond du regard qu’ont les gens qui ont trop ressenti. Hypersensible, instable, intelligent à en faire mal. Simon, c’est du spleen en fusion, un feu sacré qui ne sait jamais très bien où loger.
Il aurait pu devenir philosophe ou botaniste, psy ou poète — alors il a décidé d’être un peu tout ça à la fois. À la fois passeur de savoirs et traducteur des mondes invisibles, il déroule sa parole comme on déroule une liane : tantôt drôle, tantôt vertigineuse, jamais vide de sens. Et quand il parle en public — ce qu’il fait avec une aisance désarmante — c’est toujours pour dire quelque chose qui gratte, qui remue, qui oblige à penser autrement.
Formé à l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales, Simon vit aujourd’hui près de Quimper, là où la pluie réconcilie les âmes blessées. Il n’accompagne plus en individuel (note du gland: mais ça va revenir), préférant les cercles autour du feu, les chants médecine, les lives un peu bancals (où il me prend au dépourvu!) mais toujours habités, et les chemins de traverse. Il propose des expériences où l’on prie, où l’on doute, où l’on rit aussi — parce que le sacré n’est pas là pour nous faire taire.
Simon, c’est un compagnon d’errance et de conscience. Un frère d’ombre, un amoureux du monde, un chercheur de lumière même quand tout s’effondre. Il est ce gland, prêt à devenir chêne, ou à rester là, à moitié germé, dans l’humus de nos contradictions.
Et c’est avec lui que j’ai eu envie de faire ce podcast.
L’Ermite – Laura »

Le Gland présente l’Ermite:
« Laura c’est l’Ermite. Humble, docte, poétesse, philanthrope, amoureuse de nature, empreinte de Sagesse.
C’est cette femme pétrit de doutes et qui les nourrit aux sources du savoir.
Elle vous dira, une plainte dans la voix, comme si elle avait échoué, qu’elle n’a pas tant d’expérience que ça: un master en Géographie et Environnement, un M2 Politiques Publiques et Gouvernements Comparés, un BTS Gestion et Protection de la Nature, une formation avec le chemin de la nature en botanique (approfondis, s’il vous plaît, sur le terrain avec une maitre en la matière rien que pour elle), une autre avec l’ELPM en aromathérapie, un certificat de naturopathe au CERFPA et enfin un petit tour du côté d’AltheaProvence et de FloraMedicina, parce que pourquoi pas. (Et avec tout ça, elle se paie quand même le luxe d’un syndrome de l’imposteur).
Laura c’est l’Ermite parce qu’elle se vêt de haillon pour cacher son âme qui brille de connaissances, parce qu’elle refuse la riche robe de l’érudit alors qu’elle en a l’étoffe. C’est celle dont on ne se doute pas à quel point elle connaît et incarne la profondeur… Parce qu’elle-même joue à se leurrer.
C’est celle qui vibre la noblesse jusque dans ses recoins les plus secrets, et qui veille à toujours en être digne.
À côté de son chemin, de ses connaissances, on se sent con comme un gland et on ne peut que constater qu’il nous reste beaucoup à marcher et le plus souvent sur des chemins que ses pas à elle ont façonnés (et qu’elle réalise avec surprise avoir défriché).
Elle est riche de ses expériences de vie, qui l’ont marquées au fer rouge et qui ont réveillé la rage sourde et tranquille de servir. La passion dévorante de prendre soin. La vocation inébranlable de bâtir, d’abord en elle, une cathédrale à ciel ouvert emplit d’ouvrages enluminés, puis pour les autres un refuge où leur faire la lecture.
Et parce qu’un Ermite il faut l’attraper par le col et le traîner hors de sa contemplation des écureuils et des noisettes pour lui soutirer son savoir, j’ai décidé de sauter de ma branche et de lui tomber sur la tête pour qu’elle nous livre, dans ce podcast, ce qu’elle est et ce qu’elle sait.
Alors ce podcast, c’est un peu l’occasion de la découvrir, de nous découvrir et d’en découvrir toujours plus sur la vie. Et je suis heureux d’avoir trouvé une Ermite prête à me mettre dans sa poche pour me faire voir du pays !
Le Gland – Simon «

